La CPDS dément les fausses accusations versées par le Gouvernement contre son Secrétaire Général

Aussitôt connue l’arrestation au Tchad du Secrétaire Général de la Convergence pour la Démocratie Sociale (CPDS), le premier réflexe du parti fut de se diriger vers le Ministre de l’Intérieur pour lui demander de tout mettre en œuvre sur le plan diplomatique pour élucider les raisons de cette arrestation.

Plus tard, lors du journal de 21 heures de la Radiotélévision de Guinée équatoriale (RTVGE) d’hier le 12 avril, une note de presse envoyée aux médias par le Ministre de la Sécurité Extérieure a été diffusée, par laquelle le Gouvernement offre sa version des faits, très détaillée, du voyage au Tchad d’Andrés Esono Ondo. Très précisément, le Gouvernement de Guinée équatoriale affirme que le voyage d’Esono Ondo n’avait qu’un seul but, celui d’acheter des armes et des munitions, et recruter des terroristes dans le but de perpétrer un putsch en Guinée équatoriale avec financement étranger et la complicité de Saleh Kebzabo, leader de l’UNDR, principal parti d’opposition au Tchad.

Vis-à-vis de l’opinion publique nationale et internationale, la CPDS dément catégoriquement toutes ces accusations, totalement fausses, sans aucun fondement et inventées par le gouvernement équato-guinéen et dont le but est de reprendre de nouvelles actions répressives contre Andrés Esono Ondo, son parti et l’opposition politique en général.

Notre formation politique estime que ces fausses et graves accusations font partie du plan de harcèlement permanent et de répression du régime au pouvoir contre la CPDS en particulier et toute l’opposition politique en général, consistant en des fausses accusations, des actes d’intimidation, des détentions arbitraires, de la torture, etc., et qui viserait à anéantir complètement et définitivement l’opposition. En effet, ce n’est pas la première fois que notre parti est victime des mensonges du régime du président Obiang ; rappelons, par exemple, que :

  • En 2015, le gouvernement avait inventé la rocambolesque accusation contre Andrés Esono, diffusée plusieurs mois durant par les médias de l’Etat, d’avoir acheté un malade d’Ébola en Guinée Conakry pour l’introduire par voie aérienne en Guinée équatoriale en vue de causer le plus grand nombre de morts dans le pays ;
  • En mars 2017, au retour d’une tournée politique internationale, Andrés Esono avait été arrêté et accusé d’avoir voyagé en Belgique pour acheter des arme destinées à organiser un coup d’état en Guinée équatoriale,
  • Le jeune activiste Joaquín Elo Ayeto, membre de la CPDS, est actuellement emprisonné dans la prison de Black Beach depuis le 25/02/2019, dans des conditions particulièrement inhumaines, sous la fausse accusation de vouloir assassiner le président Obiang.

C’est pour toutes ces raisons que la CPDS estime opportun de rappeler au Gouvernement que :

PRIMO : Un gouvernement responsable et sérieux ne peut pas passer son temps à inventer et diffuser des mensonges et des fausses accusations contre ses opposants et dissidents ;

SECUNDO: La lutte que mène la CPDS, comme elle l’a toujours manifesté, a pour but de mettre en place une véritable démocratie en Guinée équatoriale, laquelle peut difficilement s’obtenir avec des putschs. L’exemple du président Obiang lui-même constitue la meilleure illustration dans ce sens. Celui qui atteint le pouvoir par la violence finit par s’y pérenniser.

TERTIO: Au lieu de distraire l’opinion publique en permanence avec des histoires inventées, l’attention de son gouvernement devrait se focaliser sur les grands problèmes que connait le pays et qui préoccupent la population : la profonde crise économique ; le fracassant échec de son Plan Economique Horizon 2020 ; l’énorme déficit fiscal dû à la corruption, etc.

Il est frappant et préoccupant que cette opération ait eu lieu dans un « pays ami » et que le porte-parole de la police de ce pays ami, tout en confirmant l’arrestation d’Andrés Esono, déclare néanmoins en ignorer les raisons.

La CPDS exhorte les gouvernements de Guinée équatoriale et du Tchad à la clarification des motifs de la détention d’Andrés Esono Ondo et les tient pour responsables de tout ce qui pourrait lui arriver.

Malabo, le 13 avril 2019

LA COMMISSION EXÉCUTIVE NATIONALE

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